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  • Photo du rédacteurAlain Azeroual

Le point financier du mois de novembre

Dernière mise à jour : 6 déc. 2022

Bourse : Investir en actions pour dynamiser ses placements... et pour le plaisir


Profitant de l’actualité récente sur l’évolution positive du CAC 40 qui «dépasserait son record historique du début des années 2000», on précise que la performance des actions se mesure en tenant compte de l’évolution du prix de celles-ci mais aussi des dividendes distribués et réinvestis ; et que sur longue période, par exemple pour le CAC 40 depuis l’origine (soit fin 1987), les dividendes représentent un tiers de la performance globale de l’indice. En moyenne, les seuls dividendes ont ainsi apporté chaque année sur cette période une rémunération de +3,3%.


L’indice CAC 40 (hors dividendes réinvestis) avec 6 950 points en clôture a en effet dépassé le 3 novembre dernier son record du 4 septembre 2000.


Or l’indice CAC 40 calculé dividendes réinvestis a doublé sur la même période et ce malgré les crises du début des année 2000 (valeurs technologiques), de 2007 (Lehman Brothers) et de 2020 (Covid) pour ne citer qu’elles. Ce mode de calcul est bien celui dont il faut tenir compte pour se rapprocher au mieux de la performance livrée aux épargnants.



Faire l’exercice sur d’autres périodes

Depuis l’origine (soit 34 ans), l’indice CAC 40, calculé dividendes réinvestis, a été multiplié par près de 20, soit une performance annuelle moyenne correspondant à +9,2%.


Sur les dix dernières années, l’indice a été multiplié par 3, soit cette fois une performance annuelle correspondant à +11,7%.


Ces résultats montrent que même si les marchés actions sont volatiles à court-terme, ils offrent à long terme des performances supérieures à tous les autres placements. Dans le cadre d’une épargne de long terme, cette classe d’actifs devrait occuper une part importante de l’allocation.


C’est l’affaire de tous que d’apporter aux français une information compréhensible dans un langage clair et cohérent afin qu’ils deviennent acteur de leur épargne. Fidèle à son rôle de promotion de l’éducation financière, l’AFG rappelle quelques principes aux épargnants :


- commencez tôt à investir pour bénéficier des gains générés et réinvestis à chaque période (par exemple les dividendes) ;

- investissez régulièrement pour lisser les fluctuations des marchés ;

- plus votre durée d’investissement est longue plus votre risque de perte diminue (ainsi que la volatilité) ;

- diversifiez vos investissements en profitant de la poche actions pour optimiser votre allocation.


La période des produits d’épargne qui offraient du rendement sans risques est terminée. La plus large diffusion des solutions d’épargne longue est la clé pour permettre aux français de diversifier leur épargne et la valoriser au profit de leurs besoins futurs.


Le rôle des gestionnaires d’actifs, comme celui des distributeurs, est essentiel, grâce à la confiance et à la proximité qu’ils entretiennent avec leurs clients, pour rétablir des ponts entre l’épargne patrimoniale longue et le financement de notre économie et notamment des entreprises.


La Bourse redevient un sujet majeur de placement. Redevient car elle ne l'était plus. Les Français ont abandonné la Bourse depuis longtemps. Le nombre d'actionnaires individuels s'est effondré au fil des années. Ils étaient à peine 3 millions en mars 2016. Ils étaient encore près de 7 millions en 2007...


Si on retire l'épargne salariale, le nombre de Français qui investit sur la Bourse était devenu ridiculement bas. Les salons d'actionnaires individuels ressemblent d'ailleurs plus souvent à des salons seniors...

Il faut dire qu'entre l'explosion de la bulle internet, la crise des subprimes en 2008 et la crise de la dette Européenne, les raisons de se détourner de la bourse étaient nombreuses.


Seulement voilà, la tendance semble s'inverser, enfin car tout change :

L'environnement économique Français, Européen et international s'est largement amélioré.

Les entreprises présentent des bilans plus solides avec des performances en amélioration, en général.

Mais surtout, le changement de fiscalité a remis sur les rails un placement boursier qui, en dehors du PEA et de l'enveloppe d'assurance vie, à travers des fonds communs de placement, était totalement dissuasif. Avec la flat tax, ce n'est plus le cas. La Bourse revient dans la course des placements.


Diagnostic :

Les Français n'ont pas suffisamment le goût du risque et en particulier ne s'intéressent pas suffisamment à la Bourse.


Vous considérez la Bourse comme un placement hautement spéculatif. Or la Bourse, sur la durée, et c'est important d'insister, sur la durée, produit des rendements largement supérieurs à la plupart des autres classes de placements

Vous ne connaissez pas suffisamment les moyens directs ou indirects d'accéder à la Bourse.


La Bourse ce n'est pas uniquement acheter des actions en direct, Air Liquide pour les " pères de famille " (ça existe encore ça ?) ou des biotechs pour les " risk takers ". Il y a évidemment les fonds de commun de placement ou les unités de compte dans vos contrats d'assurance vie.


Vous n'avez pas le choix, compte tenu de la chute des rendements des placements dits sans risque, vous devez investir en Bourse. Reste à savoir quand et comment.

Recommandations :

En fonction de votre âge, la part de " risque ", dont une partie substantielle sera investie directement ou indirectement sur la Bourse varie.


C'est évidemment : plus vous êtes jeune et plus la part de risque doit être importante car vous avez la durée, élément essentiel de la performance de la Bourse, en votre faveur. Plus vous êtes âgé et plus cette part doit être réduite pour atteindre zéro ou presque à partir de 70 ou 75 ans.


Vous devez faire attention aux frais. Frais de courtage quand vous intervenez en direct, frais d'entrée ou frais de gestion sur les fonds communs de placement. Dans tous les cas de figure, si vous intervenez en direct ou par des fonds, privilégiez les courtiers en ligne dont les conditions tarifaires sont les plus compétitives. Vous n'avez pas de risques particuliers puisque la plupart des courtiers en ligne sont des filiales de grandes banques.


Il y a bourse et bourse : des segments de la cote sont particulièrement volatiles et ne sont pas faits pour les néophytes. Ne vous égarez pas.


Privilégiez les enveloppes fiscales existantes, même si la flat tax a remis une partie des compteurs à zéro, comme le PEA et comme les contrats d'assurance vie.


Notre point de vue :

Oui, il faut remettre la Bourse dans le circuit des placements que vous devez considérer. Dans un contexte de taux d'intérêt nuls ou négatifs, la Bourse est une réelle alternative.

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