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  • Photo du rédacteurAlain Azeroual

Points sur les Marchés Financiers de novembre

Dernière mise à jour : 6 déc. 2022

2023 et 2024 : Découvrez les anticipations possibles


C’est une année noire qui s’achève pour les marchés boursiers et obligataires… Que va-t-il se passer sur l'économie, sur l'inflation et sur les taux d'intérêt en 2023 et 2024 ? Il est important de se poser la question maintenant, car elle est déterminante dans vos choix d'investissements et de placements. Dans cet article, nous vous présentons les anticipations de Marc Fiorentino pour 2023 et 2024, ainsi que plusieurs supports d’investissement incontournables pour les mois à venir.


Une fois cette année 2022 achevée, à quoi doit-on s'attendre?

Que va-t-il se passer sur l'économie, sur l'inflation et sur les taux d'intérêt en 2023 et 2024 ?


Il est important de se poser la question maintenant, car elle est déterminante dans vos choix d'investissements et de placements.

Nous vous présentons dans cette première partie les anticipations de Marc Fiorentino, et détaillons les supports d’investissement adéquats dans la suite de l’article.


2022 : année noire

Annus horribilis sur les marchés. Tous les marchés. Du jamais-vu depuis 1971, et même depuis l'après Seconde Guerre mondiale sous certains aspects, puisqu'on n'a jamais connu une telle chute ET sur les marchés boursiers ET sur les marchés obligataires. Aucun placement refuge n'a fonctionné, à part le livret A et les fonds euros des contrats d'assurance vie, aux taux d'intérêt faibles, certes laminés par l'inflation, mais garantis en capital. L'année n'est pas terminée mais on peut déjà dire que 2022 a été une année historiquement mauvaise sur les marchés. Une année noire. Ou rouge vive.


D’un point de vue économique, on reste dans des eaux plutôt positives malgré le ralentissement du troisième trimestre qui devrait s'accentuer au quatrième trimestre. Les prévisions de croissance pour 2022 vont de satisfaisantes à mitigées : 2.9% pour la zone euro, 2.4% pour la France, 1% certes pour l'Allemagne, 1.5% pour les États-Unis et un très médiocre 3.3% pour la Chine. Rappelons aussi que le chômage reste à des niveaux proches des records historiques de faiblesse comme l'ont montré les chiffres de l'emploi de vendredi aux États-Unis à 3.5%. En France on est autour de 7%, au Japon de 2.5%, en Allemagne de 3%. Jusqu'ici tout va donc assez bien.


ET après ? C'est là évidemment que ça devient intéressant. Et tout peut encore changer et toutes les prévisions peuvent voler en éclats si la situation en Ukraine se dégrade encore. Mais livrons-nous tout de même à l'exercice de prévision, en nous basant sur les conditions actuelles.


2023 : année blanche ?

Économiquement, 2023 va ressembler très fortement à une année blanche. Avec une croissance qui va tourner autour de zéro, un peu au-dessus ou un peu en dessous en fonction des zones. Avec une dégradation très contrôlée de l'emploi, très contrôlée car il va falloir au moins encore 6 à 9 mois pour absorber le nombre record, dans tous les pays développés, des offres d'emplois non pourvues, même avec une croissance très ralentie. Une croissance zéro, voire une récession légère, va permettre de régler les problèmes de pénuries et de goulets d'étranglement issus du rattrapage post-Covid. C'est donc une bonne nouvelle. C'est également une bonne nouvelle pour l'inflation qui devrait donc décélérer de façon significative du fait du ralentissement économique et de la hausse des taux d'intérêt.

2023 année blanche… donc pour l'économie. Et une année de décélération marquée de l'inflation. Si c'est le cas, c'est un scénario favorable pour les indices boursiers ET pour les marchés obligataires.


2024 : l’année “normal” ?

Une inflation qui restera élevée par rapport à l'avant Covid, notamment du fait des hausses des salaires et également des enjeux majeurs comme la transition énergétique, mais à des niveaux raisonnables avec un maximum de 2% en Europe et de 3% aux États-Unis. Les banques centrales accepteront même que l'inflation reste au-dessus des 2% pendant quelques mois encore, tant qu'elle ne dérape pas au-dessus de 3.5% / 4%. Une croissance qui repartira progressivement pour retrouver des taux normatifs ou "structurels", autour de 1.5% pour la zone euro et de 2.5% pour les US. Et un chômage stable ou qui repartira à la baisse. Il y aura aussi les challenges de la démographie, les challenges de la transition énergétique, les challenges de la révolution sociétale avec le rapport à la croissance et au travail, et les challenges géopolitiques.


Évidemment, des évènements majeurs peuvent se produire et faire déraper même les prévisions de forte conviction. Et nous ajusterons nos prévisions en fonction des évènements, en direct, avec vous. Mais il était important de faire cet exercice de projection sur l'avenir car c'est sur la base de ces projections, qu'on peut travailler sur la clé d'une bonne gestion de ses placements : l'allocation d'actifs.

Nous partageons l'avis de The Economist : « la transformation que nous vivons actuellement est aussi importante que la montée du Keynésianisme après la Seconde Guerre mondiale, ou que la libéralisation des marchés et la globalisation mondiale des années 90. Et elle marque la fin de ce que The Economist appelle "l'economic placidity" et que nous appelons plutôt "la complaisance économique" qui a mené, une fois de plus, à tous les excès. Avec des ajustements historiques sur les marchés, tant sur les Bourses que sur les taux d'intérêt. » L'Histoire s'écrit sous nos yeux.


Dans la suite de cet article, nous vous présentons plusieurs supports d’investissement dédiés aux actions américaines et aux marchés obligataires.

Investir sur les actions américaines



1. Investir sur le Nasdaq

L’ETF Lyxor Nasdaq-100 (LU1829221024) est un support d’investissement incontournable qui réplique les performances, à la hausse comme à la baisse, de l’indice boursier américain Nasdaq. Les célèbres mastodontes technologiques, les “GAFAM”, occupent une place prépondérante dans cet indice.

Les performances de l’ETF :

• +457,93%* sur 10 ans

• +122,81%* sur 5 ans

• +58,91%* sur 3 ans

• -22,20%* depuis le début de l’année

Ces performances, et toutes celles présentées dans cet article, sont arrêtées au 11 octobre.

D’une certaine manière, les actions des géants américains du numérique sont “bradées” d’environ 20% par rapport à leur valeur du 1er janvier. Ce point bas constitue toujours une opportunité intéressante pour investir sur le moyen / long terme.

Rien ne garantit toutefois que ces actions vont rebondir dans les prochaines semaines. À nouveau, il s’agit d’un secteur intéressant sur le moyen / long terme et d’un investissement opportuniste par rapport à la baisse des derniers mois.

MorningStar estime que le risque de l’ETF est supérieur à la moyenne sur tous les horizons d’investissement, par rapport à sa catégorie d’investissement. Sa volatilité sur les douze derniers mois ressort à 24,99% et à 22,79% sur trois ans.


2. Un fonds de croissance plus généraliste

Le fonds Comgest Growth America (IE00B6X2JP23) a été créé en juin 2012 et cible les valeurs américaines de croissance. Concrètement, 40% des actions en portefeuille sont issues du secteur technologique, 14% de celui de la santé et 10% des industries. Les autres secteurs ciblés sont ceux de la consommation, des services de communication et des produits de base.

Ses gérants du fonds adoptent un style d’investissement intéressant : ils ciblent des valeurs de croissance de qualité et sur le long terme uniquement. Le fonds s’adresse ainsi à des investisseurs ayant un horizon d’investissement d’au moins 5 ans.

La performance du fonds ressort à 270,58%* sur dix ans. Sur cinq ans, le fonds affiche une performance de 86,14%* et de 35,25%* sur trois ans. Depuis le 1er janvier 2022 sa performance ressort à -14,70%*.

Les performances du fonds :

• +270,58%* sur 10 ans

• +86,14%* sur 5 ans

• +35,25%* sur 3 ans

• -14,70%* depuis le début de l’année

MorningStar estime que le risque du support est faible sur tous les horizons d’investissement, par rapport à sa catégorie d’investissement. Sa volatilité sur les douze derniers mois ressort à 20,73% et à 18,92% sur trois ans. Les deux gérants du fonds sont à sa tête depuis 2009 et 2019.


3. Un fonds sur les valeurs décotées

Les gérants de fonds “value” investissent sur des titres décotés, autrement dit sur des sociétés dont le prix de l’action est inférieur à leur valeur intrinsèque. À l’inverse du style “growth”, ou “croissance”, l’investisseur s’intéresse ici à des entreprises malmenées par le marché sur le moyen ou le long terme. Souvent, elles sous-performent les actions de leur catégorie. Mais jusqu’à quand ?

Depuis le début de l’année, ce sont toutefois les actions de croissance qui sont malmenées, au profit des titres “value”.

Créé en juillet 2006, le fonds Fidelity Funds - America Fund (LU0251127410) cible principalement les secteurs de la santé, des industries, des services financiers et dans une moindre mesure de la consommation et de l’énergie aux États-Unis.

La performance du fonds ressort à 199,01%* sur dix ans. Sur cinq ans, le fonds affiche une performance de 49,81%* et de 34,73%* sur trois ans. Il s’illustre également sur les derniers mois, démontrant la résilience des titres “value” par rapport aux valeurs de croissance qui ont principalement souffert de la hausse des taux. Depuis le 1er janvier 2022, sa performance ressort à 3,81%* (+11,33%* sur un an).

MorningStar estime que le risque du support est inférieur à la moyenne sur tous les horizons d’investissement, par rapport à sa catégorie d’investissement. Sa volatilité sur les douze derniers mois ressort à 15,07% et à 19,72% sur trois ans. Les deux gérants du fonds sont à sa tête depuis 2021.

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