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  • Photo du rédacteurAlain Azeroual

Point sur les marchés financiers Février 2022

Dernière mise à jour : 6 déc. 2022

Placements financiers : quelle stratégie pour bien débuter 2022 ?


Après un rebond économique l’année dernière, 2022 accumule les incertitudes : inflation, remontée des taux, pandémie… dans ce contexte, comment investir ?


Sur le plan macroéconomique, 2022 s'annonce solide. Après un rebond historique en 2021, la croissance de l'activité économique soutenue par la demande des ménages et des entreprises devrait poursuivre sur sa lancée. En Europe, après avoir culminé à 4 % fin 2021, la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) devrait ainsi ralentir un peu pour atterrir autour de 3 % - 3,5 %.

Les politiques et banquiers centraux vont s'appliquer à ne pas réitérer l'erreur de 2008. A l'époque, le robinet des aides publiques avait été rapidement fermé dès la sortie de la crise plongeant de nombreux pays en récession. Loin de ce schéma brutal, la sortie des aides budgétaires a été progressive tandis que la politique de soutien monétaire devrait dans une large mesure être maintenue en 2022. Les taux directeurs vont en effet rester extrêmement bas dans le monde.


Des incertitudes à prendre en compte

Quelques incertitudes menacent toutefois ce tableau d'ensemble rassurant.

La première d'entre elles concerne l'évolution des conditions sanitaires comme l'illustrent encore l'apparition et la propagation rapide du variant Omicron. Deux ans après l'apparition de la pandémie, les États devraient toutefois s'habituer à vivre avec l'épidémie, grâce notamment aux laboratoires qui, du moins sur le papier, peuvent adapter leurs vaccins à un nouveau variant en quelques semaines.

La seconde inconnue majeure provient de l'inflation dont l'évolution est corrélée à de multiples facteurs : rattrapage de la demande, évolution des prix de l'énergie, résorption des goulots d'étranglements, redémarrage fluide de la logistique mondiale sachant que des villes entières restent encore fermées en Chine dès détection d'un cas de Covid. Cette question de l'inflation est cruciale car la hausse des prix pourrait attiser des tensions sociales.


Quelle allocation privilégier ?

En matière d'allocation, les investisseurs ont alors tout intérêt à favoriser les actions. Ils doivent toutefois se positionner avec prudence car les marchés réagiront toute l'année avec la plus grande nervosité aux annonces des banques centrales.

La volatilité s'annonce ainsi être au rendez-vous. De nombreux titres bénéficieront d'abord des programmes massifs de rachat d'actions qui s'annoncent. Si la pandémie s'estompe bien après l'hiver, les investisseurs auront alors tout intérêt à maintenir une diversification sur les titres de style « valeurs », les cycliques et les petites capitalisations.


En ce qui concerne l'exposition géographique, les marchés développés gardent enfin la préférence des gérants, avec un accent sur les États-Unis, qui devraient maintenir une surperformance sur le reste du monde tant que la Réserve fédérale n'aura pas épuisé son mouvement de resserrement monétaire.

Une fois ce cap atteint, les investisseurs pourront se tourner vers les autres pays développés ainsi que certaines zones émergentes bien spécifiques ; la Chine mais seulement si elle a décidé d'un plan de relance significatif ou l'Amérique du sud, une fois la forte inflation calmée.

Il serait souhaitable d'attendre la remontée des taux avant de réinvestir franchement le créneau obligataire. D'ici là, les investisseurs ont intérêt à privilégier des titres souverains de duration faible, ou dans l'univers du crédit corporate, les titres bien notés, « Investment grade ».

Les obligations « high yield », classées comme spéculatives par les agences de notation, resteraient de leur côté à éviter, en raison de leur très faible rentabilité, malgré un taux de défaut historiquement bas, inférieur à 2 %.

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