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  • Photo du rédacteurAlain Azeroual

Point sur les Marchés

L'année des matières premières

Je devrais même écrire "les années" des matières premières. Cette classe d'actifs, car c'est une classe d'actifs pour les investisseurs, a connu une performance spectaculaire depuis son effondrement lors du Covid. Malgré un repli depuis quelques semaines, 2022 a été, encore une fois, l'année des matières premières.


PRENONS LE CRB INDEX

L'indice du Commodity Research Bureau, un indice de référence qui comprend 19 matières premières parmi les plus traitées : du pétrole, du gaz naturel, de l'essence à l'or et l'argent en passant par le jus d'orange (revoyez ou voyez si vous ne l'avez jamais vu "Un fauteuil sur deux", un film exceptionnel et de saison sur le trading) ou encore le cacao et le coton.


IL CHUTE EN AVRIL 2020

Lors de la première vague de Covid à un niveau d'environ 115 points. Puis le monde redémarre. Et il flambe. En ligne droite.

Jusqu'à atteindre un sommet au-dessus des 350 points en juin 2022 avant de redescendre depuis d'environ 20%. Plus de 40% de hausse donc en 2021. Et encore 20% de hausse environ cette année.

Quel parcours !


UN PARCOURS SPECTACULAIRE

Certes mais facilement explicable.

Après la mise en coma artificiel de l'économie mondiale début 2020, le redémarrage de l'économie alimenté par les plans de soutiens des gouvernements et les torrents de liquidités des Banques centrales provoquent une ruée sur les matières premières. Et, alors qu'on pouvait espérer une accalmie, est venue l'invasion de l'Ukraine. La suite, vous la connaissez...


HEUREUSEMENT

Pour l'inflation, le cours des matières premières, à commencer par le pétrole et le gaz naturel, a rechuté mais reste à des niveaux tout de même très largement supérieurs à leur niveau d'avant Covid (l'indice était autour de 200 à la fin de l'année 2019 et nous sommes proches au-dessus de 270 encore...)


ET C'EST LÀ

Qu’il y a deux camps comme toujours et opposés évidemment.

Parmi les prévisionnistes pour l'année à venir, ceux qui pensent qu'avec le fort ralentissement économique qui arrive, l'année 2023 ne sera pas une bonne année pour les matières premières du fait du ralentissement de la consommation, de la baisse des investissements des entreprises et, pourquoi pas, d'un conflit en Ukraine qui va peut-être finir un jour par marquer une pause

Nous sommes d'accord avec les deux camps...

Ce bon vieux "En même temps"... Mais c'est une question de timing.


Tout d'abord, quel que soit le contexte, nous avons TOUJOURS dans nos allocations un peu d'or ou des matières premières, toujours, dans un souci de diversification (il existe de nombreux fonds ou trackers pour investir sur les matières premières). Mais nous attendons que les cours des matières premières baissent encore pour refléter le ralentissement à venir de la croissance pour nous renforcer, car nous voulons nous renforcer pour investir sur une tendance à long terme qui restera haussière.


UNE BONNE NOUVELLE

Toujours sur les matières premières.

Les cours du gaz naturel en Europe s'effondrent.

Comme ceux qui suivent cette newsletter le savent, la chute des cours du gaz a été un de nos dadas depuis quelques mois, nous attendions cet effondrement. Et il est bienvenu pour l'inflation.

Pour la Russie, c'est une mauvaise nouvelle surtout que le rouble est en chute de près de 15% sur un mois.

Poutine va peut-être devoir accepter la suggestion appuyée de la Chine pour l'ouverture de vraies négociations (c'est Noël, on a le droit d'espérer...).

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